Georges Bouillard (普意雅, 1862-1930) fut l’ingénieur de la voie ferrée Pékin-Hankou (un projet sino-belge). Il vivait à Pékin avec son épouse Zhu Derong (朱德蓉, née à Canton en 1885).

Bâtiment du côté est de la cour au n°81 ChaoNei à Pékin. @Rémi Anicotte (29 août 2025)

Leur demeure sise au n°81 de l’avenue Chaoyangmen Nei (朝阳门内81号院) comporte deux bâtiments de style occidental construits en 1921.

Bâtiment de briques grises du côté ouest de la cour au n°81 ChaoNei à Pékin. @Rémi Anicotte (29 août 2025)

En 1946, Mme Bouillard céda le rez-de-chaussée du bâtiment ouest au diocèse de Pékin. Puis l’ensemble de la cour se transforma en habitat collectif dans les années 1960, et cette situation dura jusqu’à l’expulsion des derniers habitants à la fin des années 1990.

Une lucarne du bâtiment est de la cour au n°81 ChaoNei à Pékin. @Rémi Anicotte (29 août 2025)

Vers 2004-2005, les bâtiments abandonnés et délabrés attirèrent des passionnés d’urbex qui les disaient hantés. Alors Raymond Yip (叶伟民) tourna ici des scènes de son film The House That Never Dies (京城81号) sorti en 2014. La légende urbaine et le film se renforçaient mutuellement, nourrissant toujours davantage les rumeurs de fantômes.

Salle sous le toit du bâtiment est de la cour au n°81 ChaoNei à Pékin. @Rémi Anicotte (29 août 2025)

La cour renommée « Wenyuan 81 » (闻园81号) et ses deux bâtiments sont désormais rénovés. La galerie d’art W Woods a investi le bâtiment est en 2025, mettant en valeur l’esthétique et le confort des années 1920. Une boulangerie JM et trois cafés-restaurants (ils se transforment en bars le soir venu) animent le lieu pour chasser les fantômes, notamment le « Ghost » dont le nom perpétue le mythe.

Un balcon du bâtiment est de la cour au n°81 ChaoNei à Pékin. @Rémi Anicotte (29 août 2025)
Présentation technique des deux bâtiments construits par Georges Bouillard dans la cour de l’actuel n°81 ChaoNei à Pékin. @Rémi Anicotte (29 août 2025)
L’ancienne maison de Georges Bouillard en France dont le toit mansardé a servi de modèle pour sa demeure à Pékin. @Rémi Anicotte (29 août 2025)
  • Fourneraut, Philippe, 2017, « Georges Bouillard, pionnier des chemins de fer chinois », in Centraliens, n°652 [mars/avril 2017], pp.34-37.
  • En 1932, son épouse Zhu Derong légua ses archives à la Bibliothèque nationale de Peiping (nom de Pékin lorsque la capitale fut transférée à Nankin en 1928), elles comprennent des milliers de livres, de cartes, de photographies des notes manuscrites.

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