Itinéraire Google Maps reliant dix des douze sites décrits par le présent billet de blog. Cette carte omet l’Église de Nangangzi ouverte seulement aux horaires des messes, ainsi que l’Église de la Dormition située dans l’enceinte de l’Ambassade de la Fédération de Russie.

D’une église à une autre, un périple à pied ou à vélo à l’intérieur du 2e périphérique, autrement dit au sein de l’ancien Pékin intra-muros, ou bien une exploration virtuelle en chambre. En tout cas, la découverte de douze sites dont onze sont toujours consacrés aux cultes catholique, orthodoxe ou protestant. Remarquons que la profondeur historique des églises-institutions dépasse souvent celle des murs actuels car le bâti et les décors de chaque église furent modifiés au fil du temps en raison de destructions suivies de reconstructions, de rénovations régulières, et même d’un changement de localisation pour l’une d’entre elles.

(Dans la suite, les liens associés aux douze titres en bleu renvoient à des localisations sur Google Maps.)

En rénovation, mais ouverte aux horaires des messes.

L’Église du Sud après la reconstruction de 1904.

La Cathédrale de l’Immaculée Conception située à l’intérieur de l’ancienne porte Xuanwumen, dans le sud de l’ancienne Ville intérieure, fut communément appelée l’Église du Sud. Sa mouture initiale fut achevée en 1605, dans la 33e année du règne de l’empereur Wanli de la dynastie Ming, sous la direction du père jésuite Matteo Ricci (1552-1610) arrivé à Pékin quatre ans plus tôt.

Elle fut le point de départ de la série des quatre premières églises catholiques de la capitale chinoise, une série qui se poursuivit avec l’Église de l’Est (ouverte en 1653, à Wangfujing), l’Église du Nord (ouverte en 1703, dans le secteur nord-ouest de la Ville impériale) et l’Église de l’Ouest (en 1723, à l’intérieur de la porte Xizhimen).

L’Église du Sud en tant qu’institution atteint 419 ans en 2024. Cependant, les bâtiments de 1605 furent agrandis en 1703, détruits par le séisme de 1720, puis encore abîmés, reconstruits et réaménagés plusieurs fois, enfin rasés lors de la Révolte des Boxeurs en 1900, comme presque toutes les églises de Pékin et de Chine du Nord. Ainsi, l’édifice que nous voyons aujourd’hui date de 1904 et n’a que 120 ans.

Son plan de basilique (rectangulaire, sans transept) contient trois nefs, ou une nef à trois vaisseaux si l’on préfère. Ses voûtes avec des arcs en plein cintre (une suite de demi-cercle parallèles) s’apparente au style roman, tandis que le marbre sombre des colonnes carrées relève des codes décoratif du néobaroque en vogue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Les orgues du facteur québécois Casavant Frères installés en 2015 possèdent la particularité d’être fixés sur les murs et non sur le balcon qui n’est pas assez solide pour supporter leur poids.

Ouverte tous les jours de 10h00 à 19h00.

Située à environ 1,5 km de l’Église du Sud, l’ancienne Cathédrale anglicane du Saint-Sauveur fut construite en 1907. Elle se reconnaît de loin grâce à son clocher en forme de pagode à deux toits posé sur la croisée de la nef et du petit transept, et à une seconde pagode à trois toits surplombant la croisée du transept principal et aménageant un puits de lumière au-dessus de l’ancien autel.

Ce lieu fut longtemps délaissé, puis réhabilité par ses exploitants actuels qui y ouvrirent la Librairie Model Bookhouse Poetry Space (模范书局诗空间) en 2019. D’admirables vitraux à motifs géométriques et des lustres suspendus éclairent la nef laissée vide. Leur lumière souligne les poutres transversales de la charpente en bois. Un café est installé dans un transept. Les étagères de livres et les tables sont disposées sur les bas-côtés.

Ouverte le dimanche pour l’office.

L’Église du «Marché des jarres et des tuiles» (Gāng wǎ shì 缸瓦市) fut établie en ce lieu en 1863 par la London Missionary Society sur un secteur contrôlé par la Bannière rouge unie. Les Boxeurs détruisirent ce lieu en 1900. Elle fut ensuite reconstruite.

En 1924, au temps de la République de Chine, l’écrivain pékinois Lao She (老舍, 1899-1966) la fréquenta avant de partir enseigner le chinois à Londres.

En 1996, une nouvelle salle de culte fut ajoutée au nord de la salle principale.

En 2005, le président américain George W. Bush visita cette église.

Ouverte tous les jours de 6h00 à 11h30 puis de 13h00 à 17h00, et de 6h00 à 19h00 le dimanche. Hors des horaires de messes, l’entrée se fait par la porte latérale ouest.

L’Église du Nord (Běitáng 北堂) est une institution dont histoire débute en 1694 avec l’octroi aux catholiques d’un terrain près de «l’Accès du bassin des vers à soie» (Cán chí kǒu 蚕池口) dans la Ville impériale, sur ordre de l’empereur Kangxi de la dynastie Qing. L’empereur récompensait ainsi les pères jésuites Jean-François Gerbillon (1654-1707) et Thomas Pereira (1645-1708) qui l’avait accompagné lors d’une campagne militaire en Mongolie en 1693, et qui l’avaient soigné du paludisme grâce à de la quinine, un médicament à base d’écorce d’un arbre de la Cordillère des Andes. La première mouture de l’Église de Canchikou fut achevée en 1703. Mais, en 1827 dans la 7e année du règne de Daoguang, l’État saisit le terrain et démolit l’édifice. Puis, en 1861, à l’issue de la victoire franco-britannique lors de la Seconde guerre de l’opium, le site fut restitué, et une nouvelle église fut terminée en 1867 sous la supervision de l’évêque lazariste Joseph-Martial Mouly (1807-1868).

Mais l’implantation dans la Ville impériale gênait aux entournures à une époque où l’évêché de Pékin profitait de la protection des Légations pour s’affranchir de la tutelle de l’Empire, le rapport des forces n’était plus celui du règne de Kangxi. Cependant, on n’en disait pas tant, tout au plus murmurait-on que la hauteur des deux clochers excédait la réglementation protocolaire en vigueur à proximité de la Cité interdite.

Finalement, en 1886 dans la 12e année du règne de l’empereur Guangxu, et la première année du règne personnel du jeune empereur, la régente Cixi imposa le déplacement de l’église hors de vue du pavillon Ziguangge où elle devait se retirer.

Le parties concernées négocièrent une relocalisation à Xishiku, l’emplacement actuel de l’église, à l’intérieur de l’ancienne porte Xi’anmen et donc toujours à l’intérieur de la Ville impériale. Une nouvelle église de style néogothique fut achevée en 1888, sous la direction de l’évêque lazariste Pierre-Marie-Alphonse Favier (1837–1905), successeur de l’évêque Mouly. Le nouveau site hérita du nom Église du Nord «Beitang», elle était aussi appelée Église de Xishiku (Xīshíkù jiàotáng 西什库教堂), alors que l’ancienne église ne fut pas démolie immédiatement et servit d’entrepôt pour le domaine impérial.

La façade de l’Église du Nord à Xishiku se caractérise par ses grosses briques grises de format palatial et des gargouilles chinoises. La disposition de l’entrée principale face au sud s’approprie les codes protocolaires des palais chinois avec deux lions protecteurs flambant neufs (manifestement pas les originaux qui sont conservés un peu plus loin) et un parvis en forme de terrasse entourée d’une balustrade en pierre sculptée. Devant, de part et d’autre, se voient les kiosques à tuiles dorées des stèles impériales dont la seule présente signale un lieu reconnu et soutenu par l’État chinois (ce qui comblait les missionnaires en assurant leur prestige), mais aussi un lieu placé sous la tutelle sourcilleuse de l’État (ce que ces mêmes missionnaires feignaient d’ignorer). À l’ouest, la stèle bilingue (chinois et mandchou) explicite la décision de relocalisation. Cette stèle est une reproduction: les fragments de l’artefact original gisent par terre au pied du kiosque, à côté des lions protecteurs originaux abîmés au début de la Révolution culturelle en 1966. Dans le kiosque oriental, se trouve une stèle montrant sur sa face sud l’ordre impérial donné en 1886 à Li Hongzhang de discuter avec les Légations étrangères les modalités du changement du site de l’église. De l’autre côté, se lit l’accord conclu avec les autorités romaines et françaises (la France avait gagné le statut de protectrice des missions catholiques en Chine par traité en 1842, à l’issue de la Première guerre de l’opium).

L’ancienne Église de Canchikou servit de dépôt pour les collections impériales et subsista ainsi jusqu’en 1905. Quand à la nouvelle Église du Nord, l’Église de Xishiku, elle souffrit un siège des Boxeurs du 14 juin au 16 août 1900, elle en sortit endommagée, mais elle fut la seule de Pékin à ne pas être détruite. Donc nous voyons aujourd’hui l’église de 1888. Simplement, l’évêque Favier entreprit d’augmenter encore la hauteur des clochers et des flèches.

Finalement, en 2024, l’Église du Nord, ou Beitang, est une institution avec 330 ans d’histoire, tandis que l’actuelle Église de Xishiku a 136 ans.

La période 2014-2017 vit l’installation d’orgues fabriqués par Casavant Frères qui sont établis au Québec, ils équipèrent également Nantang, Dongtang, Xitang et Saint Michel.

Mais le réaménagement principal concernait l’autel et le pupitre dans le but de permettre de célébrer un rite orienté vers les fidèles, en conformité avec la réforme du concile Vatican II dont l’application en Chine tarda près de vingt ans et ne s’opéra progressivement qu’à partir de la reprise de la liberté religieuse en 1982.

Il y eut aussi la pose de nouveaux vitraux signés San Luca Art. Huit d’entre eux illustrent l’histoire du christianisme en Chine, en commençant par les nestoriens du VIIe siècle (sous la dynastie Tang). Suit l’arrivée à Pékin en 1294 (sous la dynastie Yuan) du franciscain Giovanni da Montecorvino (1247-1328). Puis vient l’époque des audacieux missionnaires jésuites et lazaristes. L’épopée se termina avec la normalisation apportée par le Concile catholique plénier de Shanghai en 1924 qui était mené par le cardinal Celso Benigno Costantini et qui acta une reprise en main vaticane abrogeant les prérogatives des sociétés missionnaires nationales, notamment la française. Silence sur la mission orthodoxe, ainsi que sur les missions protestantes introduites dans le Sud de la Chine après les traités de la Première guerre de l’opium (1842) et dans le Nord après ceux de la Seconde guerre de l’opium (1861).

Ouverte tous les jours de 8h00 à 17h30.

L’Église de l’Ouest fut fondée en 1723, dans la première année du règne de Yongzheng de la dynastie Qing, par le père lazariste Teodorico Pedrini (1671-1746). Il est également connu pour ses sonates (sur YouTube et sur QQ音乐), et pour son traité Lǜ lǚ zhèng yì (律吕正义) commandité par l’empereur Kangxi, père de Yongzheng, afin de vulgariser la musique et le solfège européens à la cour.

À droite de la porte d’entrée, se voit trois lignes de caractères recouvertes de peinture blanche, sous le badigeonnage, nous déchiffrons le slogan «Le Parti communiste chinois est le cœur de la direction du peuple chinois. Sans lui, il serait impossible de faire triompher la cause socialiste» inscrit ici à l’époque maoïste.

Nef et de l’Église de l’Ouest à Xizhimen: bénitier en verre bleu devant de larges fonts baptismaux, voûte d’ogive néogothique, autel décoré d’un triptyque de style byzantin. @Rémi Anicotte (18 novembre 2023)

L’église fut démolie en 1811 sur décision de l’empereur Jiaqing de la dynastie Qing, puis reconstruite en 1867 suite à la défaite chinoise lors de la Seconde guerre de l’opium. Les Boxeurs détruisirent cette version en 1900. Finalement l’église fut reconstruite en 1912 dans sa forme actuelle avec de grosses briques grises (format palatial). La façade principale est orientée vers le nord, une disposition inhabituelle à Pékin, elle s’éclaire donc d’une belle lumière naturelle en fin et en début de journée.

Une plaque en chinois et une autre en latin furent posées à l’entrée de la nef. Elles narrent les péripéties que traversa l’Église de l’Ouest. Finalement, en 2024, l’institution cumule 301 ans, alors que ses murs actuels ont 112 ans.

À l’occasion des trois cents ans de l’église en 2023, les fidèles résolurent de donner une seconde vie aux fragments des vitraux italiens de 1912, brisés en 1966 et retrouvés enterrés autour du corps de la basilique lors de la rénovation de 1997. La petite salle d’exposition est accessible en demandant aux volontaires de permanence au café.

Ouverte aux horaires des offices.

L’Église protestante de Kuanjie fut fondée en 1930 par la mission méthodiste. Le président américain George W. Bush la visita en août 2008 lors de sa visite à Pékin à l’occasion des Jeux Olympiques d’été.

Ouverte pour les services religieux, et accessible seulement aux fidèles enregistrés.

Église de la Dormition, façade vert clair et bulbe doré (photographie sur le site Internet de l’église).

Dans le parc de l’Ambassade de Russie existe une Église de la Dormition (Успенский храм в Пекине) mise en service en 2009. Mais l’histoire de cette institution commença dès 1685, une date ultérieure à celles des deux première églises catholiques de Pékin (l’Église du Sud et l’Église de l’Est), et antérieure à celles des troisième et quatrième (l’Église du Nord et l’Église de l’Ouest). En voici une chronologie:

  • 1685: défaite russe lors du siège d’Albazine, une localité fortifiée fondée par les Russes sur le fleuve Amour (le Hēilóngjiāng 黑龙江 en chinois), au nord de la Mandchourie. Des captifs Albazins furent ramenés à Pékin. Ils parlaient une langue toungouse, comme le mandchou pratiqué par l’élite de la dynastie Qing. Apparemment, l’unique russophone dans leurs rangs était un prêtre orthodoxe qui détenait une icône de Saint Nicolas. L’empereur Kangxi les installa sur le territoire intra-muros (à l’intérieur de la porte Dongzhimen) de la Bannière jaune bordée dans laquelle ils furent incorporés comme subalternes. Ils reçurent le privilège de fonder des familles et de prendre des épouses mandchoues et mongoles. Ils se virent attribuer un temple de Guanyu désaffecté pour leurs usages rituels, et ils en firent une église orthodoxe russe consacrée à Saint Nicolas.
  • 1713: début de la Mission ecclésiastique russe de Pékin qui jouissait des mêmes droits que la mission catholique, et qui se vit concéder un terrain autour de son église, toujours dans le quartier intra-muros situé à l’intérieur de la porte Dongzhimen.
  • 1732: après une reconstruction l’Église Saint Nicolas devint l’Église de la Sainte Dormition.
  • 1861: installation d’une Légation de Russie (à l’emplacement de l’actuelle Cour suprême de la République populaire de Chine), surnommée la «Résidence Sud» (Nán guǎn 南馆), dans le tout nouveau quartier des Légations de Pékin fondé à l’issue de la Seconde guerre de l’opium. Création d’une nouvelle église orthodoxe dans cette enceinte. Le terrain de la Mission ecclésiastique russe à Dongzhimen fut alors appelée la «Résidence Nord» (Běi guǎn 北馆).
  • 1900: destruction des églises russes par les Boxeurs.
  • 1903: fin des reconstructions et ajout, à côté de Beiguan, d’une Chapelle des Martyrs (Храм Всех Святых Мучеников). La majorité de ces martyrs étaient des Chinois descendants des Albazins arrivés à Pékin en 1685.
  • 1938: inhumation de quelques personnalités du clan Romanov exécutées en Russie vingt ans plus tôt et dont les restes étaient conservés par des Russes blancs (anti-bolchéviks) émigrés en Chine.
  • 1955: transfert à l’État soviétique de Beiguan, la concession octroyée par l’empereur Kangxi à la Mission ecclésiastique russe.
  • 1956: démolition par le régime soviétique de l’Église de la Dormition et de la Chapelle des Martyrs à l’occasion de la construction du nouveau complexe diplomatique et dans le cadre d’une politique anti-religieuse.
  • 1959: relocalisation de l’ambassade soviétique sur le terrain de l’ancienne Beiguan formant aujourd’hui la concession diplomatique la plus étendue au monde.
  • 2009: construction d’une nouvelle Église de la Dormition par le nouveau régime de la Fédération de Russie à l’emplacement initial dans le parc de son ambassade.

Finalement, en 2024, l’Église de la Dormition à Dongzhimen a 339 ans d’histoire, tandis que ses murs actuels n’ont que 15 ans. Le livre БЭЙ-ГУАНЬ (Beiguan), publié en 1939, narre en 141 pages abondamment illustrées les 254 premières années de cette histoire.

Ouverte tous les jours de 5h00 à 18h00, entrée par la porte latérale sud, et les deux portes mineures sur l’avant de l’église.

Elle fait face à l’ouest et s’ouvre sur l’avenue piétonne Wangfujing. Son parvis ensoleillé en fin d’après-midi fournit un décor idéal pour les photographies de mariage, et celles des nostalgiques de l’ambiance aujourd’hui rétro de la première moitié du XXe siècle. L’édifice actuel date en effet de 1904, et il est la quatrième incarnation de l’Église de l’Est. L’actuel plan rectangulaire, avec une nef à trois vaisseaux, confère à l’édifice une allure de basilique comme l’Église du Sud. La décoration intérieure relève du style baroque en contrastant le blanc des murs avec le marbré sombre des piliers lisses et des appuis des éclatants vitraux à motifs géométriques.

Les premiers bâtiments avaient avait été construits ici, à mi-chemin de la Cité interdite et de l’Observatoire impérial, en 1655 sous le règne de l’empereur Shunzhi de la dynastie Qing, du temps des jésuites astronomes Johann Adam Schall von Bell et Ferdinand Verbiest, et de leur confrère Giuseppe Castiglione, peintre à la cour. Mais cette structure ne résista pas au tremblement de terre de 1720. La deuxième mouture partit en fumée lors d’un incendie en 1807. La troisième fut détruite lors de la Révolte des Boxeurs en 1900.

Ouverte aux horaires des messes.

Située à côté de l’ancienne Légation de France, à l’intersection de la rue Dong Jiaomin Xiang et de l’avenue Taijichang Dajie, elle ouvre face au sud. Elle fut construite en 1904 dans le style néogothique alors en vogue auprès des missions catholiques françaises en Chine. Ici, les murs et l’institution ont le même âge, 120 ans en 2024.

Ouverte tous les jours, mais l’accès pendant les offices religieux est limité au nombre de places assises.

L’Église méthodiste Asbury se situe à Chongwenmen à l’extrémité orientale du quartier des anciennes Légations. Fondée en 1870, elle est la plus ancienne église de la mission méthodiste à Pékin. Détruite par les Boxeurs en 1900. Reconstruite entre 1902 et 1906 dans un style résolument éclectique qui voulait réinventer le présent en espérant ainsi dépasser les antagonismes passés. Le vaste espace intérieur se divise en deux lieux de culte octogonaux et d’orientations différentes. Ils partagent le chœur aménagé au centre. Les vitraux modernes sont également remarquables.

Ouverte aux horaires des messes.

Fondation en 1910 comme chapelle du couvent et de l’orphelinat des Filles de la charité de Saint Vincent de Paul associé à l’Église Saint Michel du quartier des Légations. Les bâtiments de l’église actuelle remontent à 1923 : on voit une triple nef rectangulaire ouverte au nord.

Ouverte seulement pour les offices religieux.

Entrée orientée à l’est de l’Église protestante de Zhushikou. @Rémi Anicotte (10 décembre 2023)

Cette église de la mission méthodiste fut fondée en 1904. L’édifice actuel à trois niveaux datant de 1923 est immanquable, déjà en raison de sa localisation au bord d’une grande avenue au sud de Qianmen, et en bordure de l’axe central nord-sud de Pékin. De plus, la position du clocher sur la droite de la façade principale orientée vers l’orient crée une asymétrie rarissime dans l’architecture chinoise classique.

[Mise à jour le 18 novembre 2025]


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